Le principal objectif de la RT2020 est de ramener la performance énergétique de tous les bâtiments construits après 2020 à un niveau passif.

Pour les bâtiments publics cette nouvelle réglementation thermique sera applicable dès 2018.

 

Concrètement, ils devront produire autant d’énergie qu’ils n’en consomment. Ces bâtiments sont dits « à énergie passive ou positive » (BePOS).

 

Les normes RT2020 sont précises :

La consommation de chauffage ne dépassant pas 12kWhep par m² et par an, grâce à une isolation performante, une ventilation efficace et une conception bioclimatique satisfaisante.

La consommation totale d’énergie primaire (chauffage, eau chaude sanitaire, éclairage et appareils électriques) inférieure à 100kWh par m² et par an.

Une production d’énergie renouvelable couvrant les besoins énergétiques de la maison (bilan passif) ou les surpassant (bilan positif).

L’énergie produite grâce à l’installation de panneaux solaires photovoltaïques, d’un puit canadien, d’un poêle à bois ou de ballons thermodynamiques, d’un VMC double ou triple flux est consommée pour pallier aux besoins de la maison, ou réinjectée dans le réseau local ou national en cas d’excédent.

La RT2012 se concentrait sur les aspects thermiques et l’isolation des bâtiments; La RT2020 va beaucoup plus loin en rajoutant la production d’énergie et l’empreinte environnementale. Le cycle de vie des matériaux, les conditions de productions des « équipements sont également pris en compte dans un souci de protection de l’environnement.

Elle devrait donc inciter les artisans du bâtiment à se tourner vers des matériaux de construction plus écologiques en utilisant pour l’isolation du bâti par exemple le bois, le chanvre, la ouate de cellulose…

Elle inclue aussi la notion de « bien être des habitants  » ou l’isolation phonique et la qualité de l’air seront étudiés et améliorés.

Ces constructions consommeront donc moins d’énergie grâce à des solutions techniques pour le toit, les murs (double isolation ou double peau), les fenêtres (triple vitrages), les vérandas, les brises soleil…permettant l’accumulation et la restitution de la chaleur et la production d’électricité. La nécessité de supprimer les ponts thermiques (zones pas ou faiblement isolées, qui se trouvent en général entre 2 parois tel que murs ou toit) au moyen d’isolation par l’extérieur, par exemple, ou de la réalisation de façades désolidarisées de la structure du bâtiment.

Pour réaliser une maison passive voire positive, un surcoût de 5% à 10% par rapport à une maison classique. Le coût de fonctionnement étant inférieur, le surinvestissement sera amorti bien avant la fin d’occupation du bâtiment. Sans compter sur le gain de la revente de votre excédent  d’énergie (pour les maisons positives).